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Publié le
13 février 2026

C’est officiel ! La Maison Dior accueille Sophie Wilde comme nouvelle ambassadrice. Révélée par le cinéma de genre et saluée au festival de Cannes, l’actrice australienne incarne une génération de talents en pleine ascension. Plus qu’un simple visage pour une campagne, son arrivée marque un positionnement subtil : celui d’une maison qui réaffirme son lien au septième art tout en redéfinissant ses codes d’influence.
Connue pour La Main (2022), Babygirl (2024) et Boy Swallows Universe (2024), Sophie Wilde s’est imposée comme l’un des visages les plus prometteurs de sa génération. Révélée par le film d’horreur Talk to Me, elle séduit par un jeu intense, oscillant entre fragilité et puissance émotionnelle. Cette tension créative, devenue sa signature, résonne avec l’évolution du langage visuel de Dior : plus incarné, plus narratif.
En la nommant ambassadrice, la Maison ne se contente pas d’ajouter un nom à une liste prestigieuse, où figurent déjà Yara Shahidi, Zendaya ou Ever Anderson. Elle renforce un dialogue historique avec le cinéma, cher à Christian Dior, et inscrit son image dans une dynamique d’avenir. La présence prochaine de l’actrice dans un projet du réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu confirme d’ailleurs son passage vers des productions à forte visibilité, consolidant sa crédibilité d’auteur.
Sophie Wilde incarne la campagne de la collection Rose des Vents. Inspirée du talisman porte-bonheur de Christian Dior, cette ligne emblématique relie symboles fondateurs et désir contemporain. Plus qu’une collection, elle agit comme un point d’ancrage patrimonial autour duquel la maison orchestre une relecture sensible de son imaginaire. Dans cette mise en scène, la joaillerie dépasse le statut d’ornement. Elle devient prolongement d’une identité et le fragment de récit personnel. Le choix de visages émergents confère à la campagne une tonalité moins démonstrative, plus cinématographique et presque introspective. Une esthétique qui refuse l’ostentation.
Depuis l’arrivée de Jonathan Anderson à la direction artistique, Dior multiplie les prises de parole à travers des figures culturelles en devenir. Loin de la surexposition de célébrités déjà consacrées, la maison privilégie des trajectoires singulières, souvent issues du cinéma indépendant ou de projets artistiques exigeants. Une stratégie qui s’est traduite par l’intégration récente de profils comme Josh O’Connor ou Lakeith Stanfield, et qui se confirme aujourd’hui avec Sophie Wilde. Cette décision dépasse le cadre d’une campagne joaillière classique. Elle illustre une lecture fine de l’influence contemporaine : construire la désirabilité par l’alignement entre talents émergents, narration artistique et icônes patrimoniales. En misant sur l’authenticité perçue et la cohérence culturelle, Dior consolide son capital symbolique tout en préparant le relai des audiences de demain.