CINÉMA

Trois films français à ne pas manquer

Publié le

23 octobre 2026

Du drame lumineux au conte poétique, en passant par la comédie sentimentale : cet automne et cet hiver, le cinéma français offre trois films aux univers très différents, mais unis par une même quête de renouveau et d’émotion.

"Malika" de Mounia Meddour, au cinéma le 18 novembre

Après Papicha, César du meilleur premier film, et Houria, Mounia Meddour poursuit son portrait de femmes qui se battent pour exister. Avec Malika, elle nous emmène dans le monde du chant lyrique, à travers l’histoire vraie de Malika Bellaribi, la "diva des banlieues" : du bidonville de Nanterre jusqu’aux plus grandes scènes de l’Opéra. Victime d’un grave accident à l’enfance, confrontée aux discriminations et à un drame intime, la jeune femme s’accroche à son rêve ambitieux : devenir mezzo-soprano. La réalisatrice, venue du documentaire, ouvre son film sur le bidonville où Malika a grandi avant d’élargir le cadre aux espaces flamboyants de la Salle Gaveau. Elle y cherche à "donner de la poésie au drame" et refuse toute forme d’apitoiement : pour elle, le sujet du film est avant tout la force du travail. Le rôle-titre est tenu par Lilya Adad, révélée dans The Voice puis dans la comédie musicale Starmania, qui signe ici son premier rôle principal au cinéma et interprète elle-même les airs lyriques du personnage. Elle est entourée d’Elsa Zylberstein, Camille Razat, Lubna Azabal et Marc Lavoine.

"Demain je tombe amoureux", une leçon de vie et de poésie, au cinéma le 25 novembre

Fabrice Luchini incarne Émile, un professeur dont la retraite s’ouvre sur une rupture. Grand amoureux des textes, qu’il porte aussi sur scène en lectures, le comédien trouve là un rôle taillé pour lui. Autour de lui gravitent trois femmes au tempérament bien différent. Emmanuelle Devos, révélée au grand public par Sur mes lèvres, joue Laetitia, avec la finesse qu’on lui connaît. Chiara Mastroianni, récompensée à Un Certain Regard à Cannes en 2019 et nommée au César de la meilleure actrice l’année suivante, prête ses traits à Audrey, un personnage qui apporte au film une part plus sombre. Carole Bouquet, César de la meilleure actrice en 1990, est Nadège, une militante écologiste qui s’éprend d’Émile et dont la fantaisie nourrit l’essentiel de la comédie. Hélène Alexandridis et Simon Jaspart complètent cette distribution.

"Changer l’eau des fleurs" de Jean-Pierre Jeunet, en salles le 9 décembre

C’est l’un des événements cinéma de la fin d’année. Le premier teaser de l’adaptation du best-seller de Valérie Perrin, vendu à plus de 3 millions d’exemplaires dans le monde, a dépassé les 15 millions de vues cumulées sur les réseaux sociaux en une semaine seulement. Un record : c’est le meilleur lancement jamais enregistré pour un teaser de film français. Le film marque le retour de Jean-Pierre Jeunet au cinéma, avec son univers poétique et singulier, et Leïla Bekhti dans le rôle principal. Violette, la quarantaine, est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Son quotidien est rythmé par les confidences des personnes de passage, qui viennent chercher un peu de réconfort dans sa loge. Un jour, un policier, Julien Seul, vient déposer les cendres de sa mère sur la tombe de l’homme qu’elle aimait. Intrigué par l’histoire de Violette, dont le mari a disparu mystérieusement, il décide d’enquêter, faisant remonter à la surface de douloureux souvenirs, mais aussi des vérités salvatrices.

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