INTERVIEW

St Graal : "L’amour de soi est une des plus belles histoires qui nous a été donnée de vivre."

Publié le

16 janvier 2026

Après avoir conquis le public avec son premier EP Les extraordinaires histoires d'amour de St Graal et ses 15 millions de streams, St Graal poursuit son ascension avec Les dernières histoires d'amour de St Graal, second volet de son projet. Fort de plus de 40 dates à travers la France, d'une Cigale sold-out et d'un Trianon prévu le 11 février prochain, l'artiste annonce déjà l'Olympia pour 2027. Pour S-quive, l’artiste revient sur l’itinéraire de ce projet en deux temps qui traduit sa vision amoureuse ancrée dans l’époque et son évolution artistique.

St Graal ©Ilan Brakha

St Graal, si vous deviez vous présenter en quelques mots…

Je dirais pas trop prise de tête et compliqué dans le fait de se décrire en trois mots ! [Rires]

Après votre EP Les extraordinaires histoires d’amour de St Graal, vous allez dévoiler le deuxième volume de votre projet baptisé Les dernières histoires d’amour de St Graal. C’était pensé comme ça depuis le début ? Pourquoi en deux temps ?

Ce n’était pas forcément pensé comme ça, mais j’ai un peu grandi depuis le premier EP, et même si une année sépare les deux projets, avec un temps de conception, d’autres chansons, méritaient de voir le jour, selon moi. C’est aussi pour ça qu’on a sorti quelque chose d’un peu plus sombre peut-être, et de plus mature dans la production aussi. Je pense que j’avais beaucoup d’autres choses à dire sur le sujet.

"Les histoires d’amour…" "qui se terminent un jour" "…sont les plus belles de toutes". Trois titres qui ouvrent, arrivent à mi-parcours et ferment le projet des 18 titres, telle une phrase qui drive le projet… Vous le pensez vraiment ?

Oui exactement mais dans la chanson "…sont les plus belles de toutes", je remets un peu en question ce que j’ai dit. Je trouvais ça bien dans cette suite, de dire un peu que je m’étais trompé, je pense, avec cette idée de déconstruire la phrase. Le fait que chaque histoire soit unique permet d’avoir une des plus belles histoires d’amour et finalement j’en ai 15 milliards de belles histoires d’amour, que ce soit avec des ami(e)s, des amours, des moments passés avec des inconnu(e)s, même parfois.

"Le nom de St Graal est venu de cette idée de quête."

La deuxième partie fait écho aux sentiments post rupture, souvent difficiles, entre peur de se reconfronter au marché du célibat et amertume envers les couples heureux… A travers ce projet, vous pensez avoir suffisamment fait votre propre introspection pour repartir de plus belle ?

Oui ! Déjà, cette idée de comment dire au revoir à une relation qui a pu être complexe. Le morceau "Goodbye", c’est vraiment ça avec tout le questionnement qui suit pour s’ouvrir à quelqu’un d’autre quand on s’est forgé une carapace. C’est dans les dernières chansons que je m’ouvre de nouveau. J’ai fait le tour de mon expérience et je voulais un fil rouge plus développé que sur le premier EP. Il y a vraiment cette idée de reconstruction.

St Graal ©Ilan Brakha

J’ai posé cette question parce que la définition littérale de Saint Graal, c’est "symbole du salut spirituel, objet d’une quête dont le succès requiert de ceux qui l’entreprennent une pureté de cœur absolue" … Est-ce qu’il y avait cette envie de remettre les compteurs à 0 pour se transcender finalement ?

Je dirais même que le nom de St Graal est venu de cette idée de quête avec cette envie de construire une histoire de A à Z, que le public peut suivre. Et effectivement, remettre les compteurs à 0, après cette era, avec quelqu’un pour une nouvelle histoire d’amour. Ça ouvre vers la suite…

Quelle est votre définition de l’amour en 2025 ?

Il y n’y a pas beaucoup de différences entre St Graal et moi dans la vraie vie. J’écris littéralement ce que je vis au quotidien, notamment pour les ruptures sinon j’aurais moins de légitimité à les raconter. La définition de l’amour est difficile à donner, il a fallu que je fasse 18 chansons pour raconter une partie infime de tout ça ! [Rires] En fin de concert, je dis souvent qu’il faut déjà s’aimer soi-même pour pouvoir aimer ailleurs. L’amour de soi est une des plus belles histoires qui nous a été donnée de vivre.

"J’esquive les soirées mondaines !"

L’amour, c’est un sujet universel. Y a-t-il d’autres projets autour de cette thématique qui vous ont inspiré ?

Pas tant. J’avais un besoin d’écrire sur l’amour. Je ne me reconnaissais pas trop dans ce qui était dit dans les chansons actuelles et je voulais raconter quelque chose de plus personnel et de plus actuel. Dans le premier EP, il y a des titres sur le polyamour, sur l’amour de soi… Dans le second, on parle de l’amour de la fête qui va trop loin, par exemple. Voir que les gens se sentent concernés, c’est d’autant plus touchant.  

Votre DA est fun et minimaliste à la fois. Que dit-elle de vous ?

Que je suis fun et minimaliste ! [Rires] C’est assez instinctif, je suis très attaché à tout ce qui est design, à l’architecture et en même temps, j’ai aussi ce côté un peu WTF ! Je me suis entouré d’un de mes amis, Ilan Brakha qui est photographe/ vidéaste. Il y a peu, je lui ai proposé de travailler avec moi sur les clips, les photos… On s’est vraiment compris tous les deux et je suis en totale confiance avec lui.

Qu’est-ce que vous esquivez dans la musique ?

Les soirées mondaines ! [Rires] Je suis mal à l’aise à l’idée de me monter dans quelque chose que je ne suis pas.

Un Trianon et un Olympia en 2027 ! A part ça, que peut-on vous souhaiter ?!

Que ça continue comme ça et que je continue de créer.

"Les dernières histoires d’amour de St Graal", St Graal, disponible partout.

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