SPORT

Paris, nouvelle capitale de la NFL : une semaine à l’américaine

Publié le

23 octobre 2026

Du Marais au Stade de France, la ville a vécu au rythme du football américain avant le premier match de saison régulière de la NFL jamais disputé en France.

©DR

Il y a des semaines où une ville change d’accent. Depuis lundi, Paris parle un peu américain. Maillots jaune et noir des Steelers, or et noir des Saints : on les croise dans le métro, aux terrasses, dans les rues pavées du Marais. Ce dimanche 25 octobre, Pittsburgh affronte La Nouvelle-Orléans au Stade de France, et la capitale a eu largement le temps de se mettre en condition.

Le Marais, QG des fans

Le cœur de la semaine a battu rue après rue dans le Marais, où la NFL et Fanatics ont installé pour sept jours une boutique éphémère, le NFL Shop présenté par American Express. Entre les maillots, les casquettes et les collections capsules, la Paris City Collection a fait office de souvenir idéal : le football américain y est passé à la moulinette de l’esthétique parisienne. Au milieu de la boutique, l’Amex Atelier a joué la carte de la rencontre entre sport et savoir-faire local. On y trouvait l’exposition "The Art of the Game", qui replace le jeu dans une perspective artistique, et l’une des pièces les plus photographiées de la semaine : le trophée Vince Lombardi, exposé du lundi au mercredi. Les fans ont fait la queue pour approcher, de très près, le Graal du Super Bowl. Un atelier de parfumerie sur mesure complétait le tout, plus inattendu, mais très en phase avec l’image que Paris aime donner d’elle-même. Pour Caroline Gaye, directrice générale d’American Express France, l’idée était d’associer le style et la créativité parisiens à la ferveur des supporters, afin d’offrir aux fans et aux titulaires de Carte des moments qu’ils n’oublieront pas.

©DR

Jour de match : l’ébullition

Ce dimanche, l’ambiance est montée d’un cran dès le matin. Beaucoup d’Américains ont fait le voyage, et on les repère à leurs maillots, à leurs rituels de tailgate et à cette façon bien à eux de transformer n’importe quel trottoir en fan zone. Les supporters français, curieux ou convertis de longue date, se sont mêlés à eux. Les deux publics se sont apprivoisés autour des mêmes chants, des mêmes mascottes et des mêmes bières, et l’on entend déjà dire que la fête sera aussi belle que le jeu.

Burna Boy ©DR

Un casting 100 % Paris

Pour lancer cette première, la NFL a voulu un symbole français fort. Le coup d’envoi sera donné en présence de deux icônes du sport tricolore, Antoine Dupont, star du rugby, et Teddy Riner, légende du judo. Deux athlètes qui connaissent le poids d’un stade qui rugit, et deux visages qui disent combien le sport français s’approprie l’événement.

Antoine Dupont ©DR

À la mi-temps, le spectacle changera de registre avec Burna Boy et Yseult. D’un côté, l’afrobeat du Nigérian, capable de faire danser un stade entier. De l’autre, la voix et la présence de l’artiste française, très attendue sur cette scène. La halftime show, rituel sacré du football américain, prend ici une couleur mondiale et parisienne.

Et après ?

Quel que soit le résultat sur la pelouse, le pari semble déjà gagné : en une semaine, la NFL a prouvé que Paris savait accueillir un grand rendez-vous sportif et culturel. Reste à voir si cette première restera une parenthèse enchantée ou le début d’une longue histoire entre la ligue et la France.

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