MUSIQUE
Publié le
4 mai 2026
Après la sortie de son titre “Utopiste” en 2025, la chanteuse franco-brésilienne Gildaa a dévoilé son premier album éponyme GILDAA. Une fresque mystique en 12 chansons bilingues, qui, par le prisme du passé, redécouvre le présent. Ses sonorités, entre RnB et latin jazz envôutent, là où ses mots transpercent et la mèneront à La Cigale le 28 mai prochain.

L’album GILDAA est un voyage initiatique, “une œuvre de renaissance”. Chaque morceau est une étape qui rapproche l’auteure-compositrice de sa famille, de sa mémoire. Camille Constantin Da Silva, alias Gildaa, se dévoile au public par son double musical. On y traverse sept générations de femmes face aux travers de la société. Les vivants dialoguent avec les morts, la légende cohabite avec le réel : c’est tout un art.
Soutenue par FIP, Gildaa a dévoilé ce premier album en pleine tournée. Quimper, New-York, ou Bruxelles, l’artiste poursuit son périple et sera en concert à La Cigale le 28 mai prochain avant de clore ce chapitre musical le 10 octobre prochain à Brest, à l’Atlantique Jazz Festival.
Née à Paris dans une famille franco-brésilienne, Gildaa remet au goût du jour son héritage culturel. “Alma Gemea”, “Pensées diluviennes”, elle jongle entre le Français et le Portugais, pense à l’envers et abuse mélodieusement de l’absurde. Seule interprète sur ses titres, les instruments lui répondent, la propulsent, la tourmentent. Violon, percussions, machine à écrire : chaque note trace un chemin vers ses ancêtres. Les sonorités afro-brésiliennes servent une poésie satirique, moderne et audacieuse.
Le disque concentre ses visuels sur le personnage scénique tourmenté qu’incarne Gildaa. L’omniprésence du rouge rend la chorégraphie tantôt envoûtante, tantôt suffocante. Couleur du sang comme des beaux sentiments, c’est l’ADN esthétique de Gildaa. Un chapeau pourpre, une robe blanche, un regard souligné de noir, chaque détail illustre la complexité humaine.

À travers “Perséphone”, Gildaa transforme le mythe en un récit poignant. Un hymne cathartique pensé comme un pamphlet, chanté sans brusqueries ou presque : les mots, incisifs, suffisent. Fille de Déméter, déesse grecque de l'agriculture, et Zeus, roi des dieux, Perséphone incarne le cycle de la vie et de la mort. La Franco-Brésilienne chante l’emprise jusqu’à la reprise de soi. Décor de théâtre épuré et vintage, le clip réalisé par Martin Schrepel offre une esthétique moderne avec un goût pour l’ancien. Et si “Perséphone, perd ses fleurs”, Gildaa, est une artiste avec un grand A.
L’album "GILDAA" est disponible en format CD et vinyle. Elle sera sur scène le 6 mai à Noisiel, le 9 mai à Dijon, le 22 mai à St-Brieu, le 24 mai à Bruxelles, le 28 mai à Paris, le 29-30-31 à Dijon, le 11 juillet à Aix-les-Bains et le 10 octobre, à Brest.
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