CINÉMA
Publié le
26 mai 2026
La première édition d’Eatfilm se tiendra du 11 au 14 juin prochain. Ce festival de cinéma s'installe autour de la table dans les 1500m² du CiNey et dans les jardins de Traverses. Entre autres, 10 films documentaires et des débats avec des professionnels du métier comme Manon Fleury, Cheffe étoilée cinéphile et ambassadrice de l'événement.

Dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es : s’alimenter est une expression de soi. C'est en tout cas la conviction d’Eatfilm et pour le prouver : place au cinéma. Là où les spaghettis sont tantôt romantisés dans La belle et le clochard, tantôt taquinés dans Un Américain à Rome. Pas un simple festival de cuisine, mais une exploration du monde à travers l'assiette. Un geste, une relation à la nourriture, une tradition. Il n'y a pas de hasard, mais de multiples pistes de réflexion. Eatfilm cherche à remplir trois objectifs. Besoin vital, l'alimentation porte aussi une identité culturelle, sociale et intime. Quoi de mieux que la France, pays de la gastronomie, pour en parler.
Le festival ouvre l'appétit avec sa sélection “À table” le 11 juin prochain. La Spatule d'or de Constantin Costi rendra hommage aux aliments simples comme l'avoine. Une ode à la tradition et au terroir. Autres long-métrages de cette catégorie : L'almanach d'Agatha, projeté en plein air, En fermentation et Date limite. Des films qui redécouvrent le quotidien à travers l'assiette et soulignent l'attachement aux gestes répétés et habitudes que l'on transmet. Manger apparaît comme un outil puissant pour affronter la vie. Eatfilm propose aussi, une sélection “Patrimoine” les 14 et 17 juin prochains. Agnès Varda et Frédérick Wiseman proposent Les Glaneurs et la glaneuse et Menus-Plaisirs - Les Troisgros. Deux documentaires entre poésie de la subsistance et excellence de la transmission. Un espace où l'assiette n'est plus un simple objet inerte, mais le résultat d'un engagement humain total.
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Les films de la catégorie “ Le goût du 7e art” envisagent la nourriture sous un nouvel angle. Cuisine de lycée, subsistance sur le champ de bataille, camps du XXe siècle… La valorisation de l'alimentation varie selon les sociétés : manger ou ne pas manger dit toujours quelque chose du monde. Un geste de mémoire, parfois même de résistance et que le cinéma dévoile sur grand écran. C'est le cas d’Inde, les paysans sèment la révolution. Le documentaire s'attache au quotidien de centaines de milliers d'agriculteurs rassemblés aux portes de délit pour contester de nouvelles lois agricoles. Planète chefs quant à lui, met à l’honneur de jeunes chefs créatifs du monde entier et qui n'ont en commun que cette passion de la cuisine, sublimée par leurs influences natales.
Des mets à l'écran, mais aussi dans les assiettes des gourmets visiteurs. Durant le festival, les brigades de La Table de Cana, trois Cheffes invitées, donneront une réalité gustative aux thématiques des films. Vendredi 12 juin prochain le film Planet chefs se verra accompagner d'un menu de Murielle Michaeli. La Chef réunionnaise, figure centrale du film propose une cuisine généreuse aux saveurs vibrantes d'Outre-mer. Et pour En fermentation, quoi de mieux qu'un menu “umami” concocté par la spécialiste de la fermentation, Malika Nguon ? Et pour clore en beauté, ou plutôt, en gourmandise, cap sur les montagnes du Caucase avec Katerina Drozdova. Un hymne au fromage géorgien et aux célèbres Khachapuri. De quoi conclure une première édition gourmande autour de la table, dans la convivialité et le partage.

Eatfilm, au CiNey (Paris XVIIIe).
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