FASHION WEEK
Diesel dévoile sa collection automne-hiver 2026-2027 sous la direction créative de Glenn Martens, avec une vision aussi décomplexée que subversive : celle du lendemain de fête, glorieux et sans regrets. Le défilé s'ouvre sur une installation immersive réunissant quelque 50 000 pièces d'archives de la marque, couvrant près de 6 000 catégories différentes, comme les preuves tangibles de cinquante ans d'histoire Diesel. La collection joue la carte de l'imperfection assumée : denim traité à la résine pour des plis permanents, mailles bouillies et volontairement froissées, tops en jersey double couche savamment drapés pour simuler un vêtement jeté à la hâte. Les matières sont responsables et recyclées, notamment du feutre confectionné à partir de chutes de production industrielle. Les silhouettes oscillent entre tailleur feutré non structuré, manteaux alpaga gonflants et non doublés, hot-pants en denim stretch, et jupes velours à grand volume. Les finitions cristaux viennent encroûter des T-shirts Diesel tour et des jeans déchirés, tandis que des combinaisons en trompe-l'œil imitent des jupes et T-shirts retroussés. Les imprimés sont traités à la feuille métallique puis partiellement craquelés pour révéler le motif sous-jacent, comme une révélation de l'être intérieur. Les accessoires sont tout aussi forts : le nouveau sac D-One fait ses débuts en cuir, denim serti de cristaux ou en imprimés floraux, aux côtés de la 1DR et d'une version souple du Dome bag. La collection se complète de lunettes aux montures incurvées, de bijoux ornés d'anges et de fausses perles, et d'une première montre unisexe baptisée Closer, mêlant fonctionnalité et détails joailliers.
