ARTS
Publié le
11 mai 2026
Le 18 juin prochain, l'Atelier 46, conciergerie confidentielle fermée au public, ouvre exceptionnellement ses portes pour une soirée privée sur invitation. Au programme : une confrontation inédite entre des voitures de collection d'exception et les œuvres de Simon Berger, artiste suisse dont le travail sur le verre gravé a imposé son nom dans les cercles les plus exigeants de l'art contemporain. Autour d'eux, Robin Le Texier aux cocktails et un bar signé Garance Vallée. Une expérience pensée pour les collectionneurs qui savent que la beauté ne se range pas dans des catégories.

L'Atelier 46 est une conciergerie confidentielle. Elle ne s'annonce pas, ne s'affiche pas, ne reçoit pas le public. Ce sont ces endroits-là, précisément parce qu'ils restent fermés, qui créent les conditions d'une vraie rareté. Le 18 juin prochain, ses portes s'entrouvrent pour une nuit, sur invitation uniquement.
D'un côté, des voitures de collection d'exception. De l'autre, les œuvres de Simon Berger. Entre les deux, pas de cloison, pas de hiérarchie : une conversation. Celle de deux formes d'excellence qui, à première vue, n'auraient aucune raison de se trouver dans la même pièce, et qui, une fois ensemble, semblent n'avoir jamais pu exister autrement.

Simon Berger travaille le verre. Pas comme un verrier, pas comme un sculpteur au sens traditionnel du terme, mais comme un graveur qui aurait choisi la transparence pour matériau et la lumière pour pigment. Son geste est simple à décrire, impossible à imiter : à l'aide d'un marteau, il frappe, incise, strie la surface d'un panneau de verre trempé. Rien n'est ajouté. Rien n'est peint. Ce sont les milliers de micro-éclats, d'impacts et d'égratignures qui, vus à distance, composent un visage, une expression, une présence. Le verre blessé devient portrait. La destruction devient image.

Ce qui frappe dans son travail, c'est d'abord l'évidence. On regarde une œuvre de Simon Berger et on comprend immédiatement, viscéralement, avant même de savoir comment c'est fait, qu'on est face à quelque chose d'inhabituel. Puis vient la question : Comment ? Et enfin, la plus intéressante : pourquoi est-ce que ça fonctionne à ce point ? La réponse tient sans doute dans ce rapport particulier à la lumière. Le verre ne cache pas ses blessures, il les révèle différemment selon l'angle, l'heure, la source lumineuse. Une œuvre de Berger n'est jamais tout à fait la même. Elle vit avec ce qui l'entoure. Dans un espace habité de carrosseries aux chromes et aux surfaces réfléchissantes, ce dialogue devient physique, presque troublant.

Pour prolonger cette conversation dans la matière même, Robin Le Texier sera sur place. Mixologiste reconnu et figure des plus belles soirées privées à venir du festival de Cannes cette année, il compose pour l'occasion une série de cocktails dédiés au travail de Simon Berger, des créations qui jouent sur la transparence, la texture, l'équilibre entre force et délicatesse. Chaque verre, en réponse à une œuvre. Le bar qu'il investira a été dessiné par Garance Vallée : une pièce à part entière, pensée comme un objet de design au service de l'ensemble.

Réunir des collectionneurs de voitures et des collectionneurs d'art dans un même espace n'a rien d'évident. Cela suppose que les uns et les autres partagent quelque chose de plus fondamental que leurs objets de passion, un rapport à la rareté, à l'excellence, à la beauté qui n'a pas besoin de se justifier. L'agence DS, qui a imaginé ce projet, fait ce pari en co-production avec Atelier 46.
