CINÉMA
La 13ème édition de Cinéma(s) d’Iran a pris fin le week-end dernier au Nouvel Odéon. Avec une actualité géopolitique plus tendue que jamais, le festival a choisi de maintenir sa thématique “Révolution(s)”. Une programmation de films et documentaires qui célèbrent l’histoire iranienne et s’engagent en faveur de la liberté de son peuple.
Elle ne devait pas voir le jour. L’association Cinéma(s) d’Iran a longuement débattu avant d’organiser sa 13ème édition. Il faut dire que la précédente coïncidait malgré-elle, avec une guerre de 12 jours : avant même l’ouverture du festival, son existence résonnait différemment. Plus vitale, plus politique, plus engagée. Fallait-il y renoncer ? Pas question. La mission du festival devient plus difficile, et donc, plus nécessaire. Le festival Cinéma(s) d’Iran 2026 est raccourci sur cinq jours, mais sa programmation n’en reste pas moins dense. La thématique “Révolution(s)” sonne comme une réponse. C’est un soutien artistique aux révoltes et aspirations du peuple iranien qui secouent le pays depuis 47 ans. Car l’histoire de l’Iran est celle d’un peuple qui, envers et contre tout, refuse de renoncer à sa liberté.
Connexions instables, obstacles à l’acheminement des œuvres depuis l’Iran. Malgré des conditions de circulation difficiles, films inédits et œuvres incontournables sont à retrouver. À l’écran, des longs et courts-métrages, ainsi qu’un documentaire signé Mehrdad Oskouei. Forough Farrokhzad propose lui des lectures en prose, comme une respiration de cœur au milieu du tumulte. Cette année est aussi marquée par la disparition de Bahram Beyzaie et Nasser Taghvaei, cinéastes et figures majeures iraniennes. Deux de leurs œuvres réalisées avant 1979, sont inscrites au programme. Des films rares en France et qui témoignent d’un moment de liberté et d’audace créatrice. Le festival conclura sur une note plus lumineuse avec l’avant-première d’Happiness. La mini-série sera diffusée sur Arte d’ici peu.
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